Puissant anti-inflammatoire et analgésique, le Tramadol est banni des courses professionnelles dès le début du mois de mars pour des raisons de sécurité, mais l’UCI entend également redorer son blason en menant une guerre sans merci au dopage. L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) se veut moins rigoriste: l’interdiction se limitera donc au cyclisme, principale victime de l’utilisation de l’utilisation abusive du médicament incriminé.

Deux motifs ont conduit l’Union Cycliste Internationale (UCI) à prohiber une substance à première vue peu à même d’augmenter les capacités intrinsèques des coureurs. La première concerne la sécurité des coureurs, les effets secondaires du Tramadol représentant un danger particulièrement élevé.

Daniel Atienza Ancien cycliste professionnel

 

Mais si l’UCI va plus loin que l’Agence Mondiale Antidopage (AMA), c’est parce que l’effet sur les performances est loin d’être négligeable: les résultats peuvent être faussés par l’abus de Tramadol, beaucoup plus utile dans le cyclisme que dans d’autres sports à cause notamment des grands tours. Des épreuves qui sont souvent longues et très pénibles, en particulier lorsqu’ells durent trois semaines avec des étapes de plus de 200 km.

Martial Saugy Professeur Associé à l’Université de Lausanne

 

Malgré cela, le fait qu’on interdise ce produit dans un seul sport et pas d’autres suscite passablement interrogations. Martial Saugy, professeur associé à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne, nous explique comment l’AMA et les fédérations internationales déterminent quels substances sont placées sur la liste des produits interdits et pourquoi.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne.

 

Cyclisme, athlétisme et football sur le podium

Outre le cyclisme, l’athlétisme et le football, malgré une réputation sulfureuse, ont investi des gros moyens dans la lutte contre le dopage. Les instances du ballon rond ont realisé des progrès considérables dans ce domaine à en croire l’expert vaudois.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne

 

Globalement, la lutte anti-dopage progresse, l’AMA fait un gros travail , pas seulement au niveau des fédérations des différents sports, mais aussi sur tous les continents. La Russie n’est de loin pas la seule visée et Martial Saugy de terminer sur une note optimiste, voire prometteuse.

Martial Saugy Professeur associé à l’Université de Lausanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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